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Diesel : 4 choses à ne pas faire avec votre moteur


Trop rouler en ville


Les moteurs diesel modernes disposent d’un filtre à particules ( FAP ), chargé de collecter les particules fines nocives pour l’homme. La couche de suie doit normalement s’éliminer sans intervention du conducteur lorsque le dispositif fonctionne à sa température idéale (environ 600 °C). Or, à bord d’un véhicule diesel qui n’effectue que de courts trajets ou ne circule qu’en environnement urbain, le FAP n´atteint pas sa température de régénération.

Du coup, le dispositif s’encrasse : les risques de défaillances sont accrus alors que les émissions de polluants s’envolent.


La solution

Variez vos trajets : N’hésitez pas à faire rouler votre véhicule diesel sur de longs trajets routiers ou autoroutiers – c’est d’ailleurs là qu’ils offrent leur meilleur rendement – ou à augmenter la fréquence des décrassages (voir ci-dessous). Si les usages de votre véhicule sont 100 % urbains, songez à un autre type de motorisation (essence, hybride, électrique).


Négliger le décrassage


Dès 20 000 kilomètres, les injecteurs peuvent s’encrasser, provoquant, en cascade, le dysfonctionnement du filtre à particule et le colmatage progressif du collecteur et des soupapes d’admission. Résultat : perte de puissance , à-coups , émissions de polluants en hausse.. A long terme, la casse du turbo ou du moteur sont possibles. C’est la principale maladie des moteurs diesel contemporains…


La solution

Ne négligez pas le décrassage. Une à deux fois par mois, attendez que votre moteur soit chaud (une dizaine de kilomètres de trajet) avant de rouler quelques minutes à un régime supérieur à 3000 tr/min. Une montée sèche en deuxième ou en troisième peut ainsi servir de support à cet exercice, qui permet au moteur de « respirer ».


Forcer à froid


Quand vous démarrez, l’huile moteur – chargée de graisser les pièces en mouvement – n’a pas atteint sa température et sa viscosité optimale. Dans ces premières minutes, le mécanisme souffre donc davantage qu’à chaud. De plus, par principe, les moteurs diesel sont plus sensibles aux variations de température. Leur fonctionnement est en effet basé sur l’auto-inflammation dans la chambre de combustion, qui s’effectue à une température très élevée.


La solution

Sur les mécaniques modernes, il n’est plus utile d’attendre avant de démarrer. Mais surveillez tout de même votre témoin de température sur votre tableau de bord. N’accélérez pas brusquement tant que celui-ci n’a pas atteint son niveau moyen (90°C environ). En général, on ne « force » pas pendant les 10 premières minutes du trajet. Le conseil vaut également pour les moteurs essence.


Rouler à vide


Si le thermomètre descend, ne roulez pas à vide. Par grand froid, la vapeur d’eau présente dans l’air de votre réservoir se condense. Des gouttelettes se forment… Et si la quantité de gazole est déjà faible, le risque que l’eau « pollue » le gazole est fort. Votre moteur risque de peu apprécier ce breuvage.


La solution

En hiver, essayez de rouler le plus souvent possible avec un réservoir bien rempli. Ceci limite la quantité d’air présente à l’intérieur… et diminue logiquement la possibilité de voir se produire la condensation.