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F1 : Débriefing musclé chez Mercedes après la 7e place d’Hamilton

Toto Wolff affirme que l’écurie allemande « n’a pas fourni une bonne voiture » au septuple champion du monde.


Lewis Hamilton ne s’était plus aussi mal qualifié depuis le Grand Prix d’Allemagne 2018 où il avait dû partir 14e (avant de s’imposer triomphalement sous la pluie le lendemain). Et encore le pilote Mercedes avait été frappé par un souci hydraulique en Q1 à Hockenheim cette année-là.


Jamais dans le coup ce samedi après-midi à Monaco, l’actuel leader du championnat du monde a dû se contenter du 7e chrono en Principauté, à 0’’749 du poleman Charles Leclerc. Pas surprenant dès lors de voir Hamilton afficher sa tête des mauvais jours, celle où il laisse filtrer ses piques de manière sibylline.


Le Britannique a ainsi qualifié sa séance d’Essais Libres 3 de « désastre », précisant que Mercedes s’était trompée de direction dans ses changements post-essais libres du jeudi. Il a enchaîné en disant que la voiture était encore pire en qualifications après que l’équipe a tenté de faire machine arrière.


Hamilton s’est également plaint d’un souci de mise en température des pneumatiques, l’une des faiblesses de la W12 par rapport à ses rivales directes.


« Le phénomène est amplifié ici car ce circuit n’offre pas de portion rapide où vous pouvez amener de l’énergie dans les gommes, a expliqué le coureur anglais. En outre, les températures étaient plus fraîches aujourd’hui.


Je ne sais pas comment Valtteri a réussi à faire fonctionner ses pneus. J’ai commencé à apercevoir un semblant d’adhérence dans mon dernier tour mais cela n’a pas duré.


Partir 7e n’est pas idéal mais je vais faire de mon mieux pour limiter la casse ».


Hamilton, qui s’est qualifié 4 rangs et une demi-seconde derrière son coéquipier finlandais, a également laissé entendre que Mercedes avait commis des erreurs et promis qu’il y allait y avoir des « discussions difficiles avec (ses) ingénieurs ce soir ».


« Certaines choses qui auraient dû être faites ne l’ont pas été, mais nous tirerons les enseignements nécessaires et reviendrons plus fort ensemble », a-t-il lâché.


Relancé pour savoir quelle était la nature des manquements, Hamilton n’a pas voulu « se montrer critique de l’équipe en public ». N’est-ce pas précisément ce qu’il venait de faire ?


Son patron Toto Wolff n’en a pris ombrage et a même salué « le débriefing direct et très productif » qu’il avait eu avec son pilote et l’équipe.


« Nous avons toujours fait preuve d’une transparence et d’une honnêteté brutales entre nous, c’est dans les coups durs qu’on apprend le plus, a déclaré le manager autrichien. Nous n’avons pas fourni une bonne voiture à Lewis, une auto qui offre du grip et avec laquelle nous aurions pu lui permettre de prendre confiance au fil des tours.


Lorsque vous terminez 7e en qualifications à Monaco, vous savez que votre week-end est potentiellement fini donc il est normal d’exprimer sa frustration. Personne ne le prend mal dans l’équipe, car cela fonctionne dans les deux sens ».