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L’industrie automobile britannique craint le pire

Avec la fin annoncée des moteurs thermiques, l’association de l’industrie automobile britannique redoute un scénario qui verrait réduire de moitié l’emploi du secteur d’ici une décennie.



L’industrie automobile britannique fait face à une violence tempête. « Nous menons la bataille sur trois fronts : le Covid, le Brexit et la transition à zéro émission [de CO2] », explique Mike Hawes, le directeur de la Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), l’association représentant le secteur, dont se tenait la conférence annuelle mardi 29 juin.


Son ton était volontairement alarmiste, avec un sérieux avertissement : dans le pire des scénarios, l’industrie automobile britannique pourrait perdre la moitié de ses emplois d’ici une décennie.


La chute est violente. Il y a tout juste cinq ans, l’automobile britannique semblait avoir retrouvé une nouvelle jeunesse.

La production atteignait 1,7 million de véhicules fabriqués par an, revenant à des niveaux inconnus depuis les années 1970, grâce notamment aux usines de Nissan et de Jaguar Land Rover, très productives.

A l’époque, il était question de dépasser la production de la France, qui était alors d’un peu plus de 2 millions de véhicules.


Le Brexit, voté en juin 2016, est venu changer la donne. Craignant le rétablissement de droits de douane à la frontière entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni, les constructeurs automobiles ont cessé d’investir, attendant d’y voir clair.


Le pire ne s’est finalement pas concrétisé.

L’accord sur le Brexit, signé la veille de Noël 2020, a permis d’éviter le retour des droits de douane, laissant l’industrie « pousser un soupir de soulagement », selon M. Hawes. Pour un secteur qui importe la majorité de ses pièces détachées de l’UE, et qui y exporte la moitié de sa production, c’est d’une importance majeure. « Le premier ministre en personne est monté au front pour nous », rappelle M. Hawes.


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